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 Journal de luckie

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Luckie
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MessageSujet: Journal de luckie   Mar 26 Avr 2005, 16:16

Ici seront dressé les comptes rendus des batailles menées par moi, seigneur Luckie de la planete Terrora.


Le vent soufflait sur la plaine, balayant les rues de la ville déserté et vide pour l'heure. Le soleil, que l'on pouvait apercevoir derrière la colline, prenait soin de dissimuler ses formes derrière des nuages de satellites.
Luckie, penché contre la fenetre regardait avec satisfaction les ouvriers s'acharner à construire le grand bouclier, celui qui garantierait la sécurité de sa flotte alors peut nombreuse.
Au loin, une ombre sinuait avec habileté entre les murs de la ville... Oui, c'était un oiseau. Avisant quelques troubles à la surface de l'eau du contenaire de deutérium, il plongea en piquet et remonta brutalement, tenant dans son bec un animal nommé Aspongyformalaquetoubleu, plus communément appelé poisson des cuves. Soudain une sirène retentit brutalement; Luckie, alerté soudainement par ce bruit étrange, franchit la porte-fenetre et observa les alentours: Loin d'apercevoir une femme sortir de l'eau magnifique, tel qu'on s'attendrait à en voir lorsqu'il est question de sirène, il vit avec horreur une horde entière de vaisseaux armés ... oui, ils étaient trois ... une foule, que dis-je, une nuée d'ennemis abominables à la peau grise foncer droit vers la ville qu'il avait fièrement batit. Avisant Bouba, son conseillé, ils lui dit en cette langue:


-Déclenchez l'alerte! Il faut mettre la population à l'abri pendant que les chasseur désaoulent!


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MessageSujet: suite   Mar 26 Avr 2005, 17:14

Une explosion retentit a l'instant, plongeant la salle dans un chaos de bruit et de déflagrations. Le commandeur des armées, Chance, entra d'un pas pressé:

-Qui a sonné la soupe?
Avisant une tranche de poulet sur une table il se dirigea vers celle-ci et conclu:
-Même en temps de guerre, l'ennemis ne pourra pas nous enlever notre trésor le plus précieux: La nourriture!
Luckie et Bouba demeurait ébahi devant tant d'optimisme, mais une nouvelle secousse les rappela à l'ordre
-Emmene les serviteurs du palais à l'abris, pendant que j'affrète un vaisseau pour m'enfuire en douce... Et rappelle moi de ne plus mettre d'alcool dans la salle des officiers.
-A vos ordre.
Bouba se retira de ce pas, quand soudain une boule de feu apparue dans l'embrasure de la porte-fenetre: le dernier et unique vaisseau de la flotte Terrorienne venait de rendre l'âme.
Luckie, alerte mais profondément troublé par la perte causée,se tourna vers Chance, le seul interloculteur n'ayant pas fuit:

-L'ennemis nous terrasse, mais je sais que nous vaincrons; Les morts se compterons par milliers, et demain tous pleurerons les disparus, mais l'ennemis en patiera: Pour chaque âme arrachée aujourd'hui, je fais le serment d'étrangler un ennemis de mes mains; Pour chaque bien dérobé ce jour, je fais le serment de raser un village ennemis; Pour chaque poulet piétiné durant cette guerre, je fais le serment de détruire une planete.
Avisant Chance avachie sur un coin de table, il lui dit:
-Chance, le plus fidèle de mes hommes, je te libère de tes fonctions: tu est libre d'aller te réfugier. Je resterait là, seul rempart subsistant pour défendre mon peuple de cette horde de monstre.
-Non luckie, tu n'est pas seul: Tant que survivra une miette de poulet dans cette assiette, je resterais avec toi.
Aussitôt ces paroles proférées, Chance engloutit le reste de poulet et s'en alla d'un pas rapide. Luckie demeura alors seul face à la fenetre, quand des clairons retentirent dans toutes la vallée: Bouba entra précipitament:
-Seigneur, l'ennemis fui! Une flotte immense d'au moins trois vaisseaux vient de passer près de notre planete et chasse l'ennemis hors de notre territoire! Nous somme sauvé!
-Pourquoi ne nous attaque t'il pas?
-Nous demeurons invisible à ses yeux, car toute lumière a été éteinte à cause de l'attaque.
Après avoir adressé une prière à Ruthia, déesse de la chance, Luckie regarda le ciel encore gris de débris (il faudrait que quelqu'un nettoie ça un jour) et contempla la cité qui reprenait peu à peu vie. Puis avisant un serviteur dans la pièce, il dit:
-La prochaine fois, mettez deux assiettes...
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MessageSujet: Suite   Mar 26 Avr 2005, 20:01

*****

L'air était frais en ce début de matinée; déjà le ciel s'éclairsissait, annoçant en cela le début de l'été, où plutôt de Calaris comme on le nommait sur cette planete. Luckie, assis au bout de la grande table de réunion, regardait avec attention le grand écran qui indiquait alors: "2 vaisseaux en approche". Peu après, les délagations de Lybria et Midkémia franchirent la porte du hall où Chance venait les accueillir.
-Bienvenue mes amis! Il y a du poulet et des cookies dans la salle de réunion.
Sans un mot, les seigneurs Lindirith et Macros s'avancèrent à la suite de Chance. Arrivés dans l'immense salle de réunion, ils saluèrent brièvement le seigneur Luckie avant de prendre place de part et d'autre de la table carrée


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MessageSujet: Suite   Mer 27 Avr 2005, 15:10

Le seigneur Luckie se leva et, après leur avoir retourner leur salue, s'adressa à eux en ces termes:
-Seigneurs et amis, Hier fût un jour funeste pour mon peuple: Un ennemi innombrable a profité du fait que mes défenses n'étaient pas achevées et à anéantit toute ma flotte; cette acte ne restera pas impuni, mais mon armée est encore faible. Je vous propose donc de fonder une alliance: celle ci nous protègera d'autres attaques éventuelles, et nous pourrons donc agrandir notre armée avec sérénité.
Aussitôt, il leur présenta l'organisation de l'alliance telle qu'il l'imaginait: Lui, chef suprême et monarchique, régnant sur tous les autres. Après que les deux seigneurs lui aient fait par de leur propre vision, eux régnant sur tous les autres, il fût décidé que chacun régnerait sur un quart de l'alliance, et que le dernier quart serait laissé à la charge d'un seigneur extérieur et choisi par eux tous. Il se consertèrent alors pour rédiger ce qui devait être les premières lois de l'alliance. Il fût décidé d'adresser un message de paix et de recrutement à tous les seigneurs, afin que ceux qui voudrait se faire diriger se fasse diriger par eux.
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MessageSujet: suite   Dim 01 Mai 2005, 19:39

*****

L'assemblée était bondé, et déjà la foule devait se tenir hors de la salle. Luckie contempla sont peuple entier rassemblé là, attendant que débute son discours; Chance arriva alors et, suite à son passage, les portes de l'immense salle se refermèrent, chacun étant entré avec plus ou moins de facilité dans l'antique amphithéatre. Celui-ci, vestige encore présent des temps passés - temps où ce peuple désormais prospère venait de fonder cette colonie - symbolisait d'une certaine manière la sécurité innébranlable d'un foyer ainsi que l'espoir d'un tempsde paix. Luckie s'avança sur l'estrade, accueillit en cela par les applaudissement de la foule:
-Peuple de Terrora, même si nous déplorons nos morts, nous avons survécut; Il est temps désormais de poursuivre notre marche vers la paix et la propérité, car seul une détermination à continuer de l'avant pourra nous soutenir en ces temps de peine et de tristesse. Des hommes et des femmes se sont battus pour sauvegarder notre patrie; de nombreux héros ont couru des risques, et certains ont périt, mais grâce à eux nous vivons et nous survivons.
Il regarda un instant ces hommes, femmes, enfants rassemblés ici.
-Aujourd'hui, Terrora a besoin de héros; Certains ne reviendrons jamais, et beaucoup devrons quitter définitivement leur famille, mais ils aurons servis une grande cause: la naissance d'une nouvelle colonie. La sécurité et la survit de notre peuple en dépend, et c'est pourquoi j'aurais besoin de huit volontaires qui se verrons confier la charge de poser pied sur notre nouvelle planete.
Pendant un instant interminable, personne ne bougea ni ne dit mot, mais une voix s'éleva alors:
-Je connais les hommes qu'il vous faut.
-Comment te nomme tu?
-On me connait sous le nom de Neyrendar.
Des murmures s'élevèrent alors de toutes part: Tout le monde avait entendu parler de cet ancien maitre du savoir, qui fût longtemps considéré comme le futur successeur de luckie; une légende s'était tissé autour de lui, et on racontait qu'il avait provoqué un cataclysme dans la palais, provoquant la mort de plusieurs personnes ainsi que ça condamnation immédiate. L'ancien chef de la garde avait alors convaincu Luckie de son innocence, mais Neyrendar n'avait pas été revu depuis, s'étant éxilé dans les plaines rocheuses de l'ouest.


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MessageSujet: suite   Dim 01 Mai 2005, 20:12

-Parle Neyrendar, je t'écoute.
-Je connais des hommes digne de confiance, fort et loyaux; ils sont tous coutumiers de ce genres d'aventure, et je suis persuadé qu'il pourrons te satisfaire.
-Où se trouvent t'ils?
-Les voici.
Deux femmes et quatres hommes s'avancèrent alors près de Neyrendar. Luckie les observa longement et put lire dans leurs regards la même détermination qu'il sentait au fond de son âme.
-J'accepte ta proposition, et vous engage tous pour cette mission. Il nous manque néanmoins un volontaire.
Un homme s'avança alors et parla d'une voix forte et clair:
-Je suis volontaire.
Neyrendar s'approcha alors de lui et ils se saluèrent à coup de bourrade dans le dos
-Aelentyr, mon viel ami.
-Neyrendar, heureux de voir que tu te porte toujours aussi bien.
Luckie, ayant reconnu en Aelentyr son ancien chef de la garde, toussa pour mettre un terme à ces retrouvailles et questionna de façon formelle:
-Qui se présente ici?
-J'ai pour nom Aelentyr.
-J'accede à votre requete et vous intègre dans le groupe. S'adressant aux huit, il dit: Vous devrez vous présenter au palais demain pour recevoir vos instruction. Je vous souhaite une bonne nuit, car le départ est prévu dans 24 heures.
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MessageSujet: suite   Sam 07 Mai 2005, 16:01

*****

La planete sombre cachait le soleil d'une lueur bleutée; L'univers entier semblait en eveil, comme si le monde sortait d'une longue torpeur. L'espace affichait des couleurs étranges, à mi chemin entre le rouge flamboyant et bleu profond, et seul la vitre épaisse du vaisseau empéchait Aelentyr de se noyer dans cette vaste étendue glaciale. L'air semblait chargé de grésillement, et le ronronnement continu du moteur ajoutait à l'ambience déjà hostile une pointe de frisson: une légère brise glissait timidement entre les différents couloirs, semblable au souffle d'une quelconque bête étrange nommée "vaisseau de colonisation". La planète s'illumina soudain et emplie la fenête d'un reflet jaune. Une ombre passa devant cette vision extraordinaire, et Aelentyr pût observer le dernier des modules de survie commencer son approche vers la planète. Une fois le module posé, Neyrendar pourrait commencer la construction du centre de controle afin de permettre l'arrivée d'autre Terrorien sur cette nouvelle colonie. Aelentyr entamma la phase d'éloignement et se dirigea vers Eteria, la planète dont il avait désormais la charge. Deux de ses compagnons, Neyrendar et Orakan, avait eux aussi débuté la colonisation de leurs planètes, Ferendyr et Ilanir, tandis que les six autres était partis à la recherche de planète colonisable à l'extérieur des systèmes controlés.
-Bon voyage, neyrendar. dit-il avant de se diriger à toute vitesse vers la planète glacée qui allait constituer son foyer pendant le reste de sa vie.


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MessageSujet: Suite   Ven 13 Mai 2005, 14:39

*****

-Vaisseau en approche.
La voix métalique du pilote automatique retentit dans la salle de commande; Neyrendar orienta le module pour que les réacteurs freine son approche. En bas, on pouvait déjà apercevoir les lumières de la base relai éclairer le hangar pour accueillir la capsule. Les phares de guide rougeoyaient dans la nuit, dessinant un enchevètrement de ligne semblable à une oeuvre d'art moderne. La tour de guet apparue alors face au vaisseau, et Neyrendar pût laisser l'atterrissage à la charge des guides de l'astroport. Il contempla alors le paysage, apercevant au loin la forme encore incertaine du chantier spatial nouvellement construit.
Une semaine auparavant, les droïdes constructeurs était arrivé sur cette planète hostile et l'avaient rendue habitable à coup de foreuses au laser et autres outils de jardinages. Bientôt, la production horaire des mines serait suffisantes pour entammer en commerce régulier avec Terrora, la planète mère. En pensant à cela, Neyrendar se surprit à penser à Aelentyr.
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MessageSujet: Suite   Ven 13 Mai 2005, 16:07

Aelentyr parcourait à grand pas le couloir menant à la salle de réunion, ne prétant ni attention aux serviteurs qui lui proposait déséspéréement une collation, ni droïde secrétaire qui tentait vainement de lui faire part du programme des rendez-vous du jour. Une fois entré dans la salle, il en chassa tout le monde et s'affalla sur le fauteuil: Depuis que les colons étaient arrivé sur cette colonie, il demandaient sans cesse de nouvelles installations de loisir, plus de confort, et toutes ces choses absoluement inutiles à la colonisation d'une planète. Aelentyr commençait déjà à regretter le temps où il vivait seul dans cette petite maison près du bord de mer, quoique cette période eût été une des plus tristes de sa vie. Il se revit alors il y a quelques années, lui le commendeur suprème des armées et le plus brillant général que le peuple désormais Terrorien avait jamais porté dans ses rangs. Il avait maintes fois prouvé sa valeur lors de la grande fuite, celle au cours de laquelle les anciennes civilisation avaient péries et que des milliards de personnes avaient dû quitter leur monde, sans aucune chance de retour. Il n'était alors qu'un simple soldat, tout comme Luckie et Neyrendar l'étaient alors, mais ces trois soldats s'étaient soudainement vu propulsé dans une guerre intersidéral et le sort de leur peuple était alors entre leur mains:
La guerre faisait rage, et tout ceux qui y échappait tombaient sous le coup des pillards qui écumaient cet univers dévasté et apocalyptique. Les uniques survivants du peuple Terrorien étaient réunis dans le vaisseau construit en hâte sur l'ancienne planète désormais détruite, s'affaiblissants de jours en jours face à l'infinité de cette quête désépéré pour la survie. Les soldats tombaient par centaines, et chaque jour semblait être le dernier de l'humanité, le jour où l'homme cesserait d'être homme et où la peur alors amassé en chacun de nous prendrait corps en une race nouvelle et souveraine: la brutalité et la terreur incarné dans ce qui fût "nous".
Aelentyr se leva alors de son siège et observa la ville s'activer à travers la fenètre; Comment l'espoir peut-il renâitre après le déséspoir? Mais, même si l'espoir est miraculeusement demeuré dans le coeur des hommes, l'horreur de la guerre y est aussi profondément ancré, attendant patiemment l'heure où l'homme la rappelerait. La guerre est dans la nature humaine, et si l'espoir n'était pas apparu il y tant d'année la guerre aurait été la nature humaine.
Un jour, l'humanité a vu une sortie et elle s'y est engouffrée à toute vitesse.
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MessageSujet: suite   Jeu 26 Mai 2005, 23:37

L'univers n'était que chaos et désordre, tous deux mélés en un tourbillon immense qui semblait près à engloutir le reste d'ordre qui subsitait alors. Des lignes argentées sortaient de cette faille indescriptible, pulsant un mouvement régulier et lent tel le coeur de l'univers. Ces lignes, si tant est que l'on puisse appeler "ligne" un amas d'échos et de reflet, partaient vers l'infini au dela de tout perception humaine. Au centre de l'immensité se dressait le néant, délimitant la limite que même la lumière ne peut franchir et que l'on nomme "horizon des évenements".
L'humanité se tenait là; Ordre au coeur de désordre, vie éphémère au centre de l'éternité absolue. Le vaisseau laissait derrière lui une trainée de poussière, tandis qu'il remontait avec de plus en plus de vitesse vers le trou béant. L'extérieur du vaisseau était en proie à de terribles tumultes, oscillant brutallement sous l'assaut des météores et des décombres de quelques vaisseaux moins résistants.
Aelentyr et Neyrendar se tenaient là, agrippés tant bien que mal au fillin de sécurité qui était alors le seul lien les ratachants encore à leur futur. Ils tentaient de remonter péniblement vers le sas avant du vaisseau, ayant réparé avec succés le bouclier endommagé.
Une explosion se produisit alors.
Ce n'était pas un feu dévorant, mais un lueur si vive qu'elle les aveugla tout les deux un instant.
Puis se fut le bruit.
Un long sanglot; sourd et grave telle un éclair intense: tantôt aggressif et blessant, tantôt un mumure profond tel la raisonnance d'un tremblement de terre.
Puis il y eût le froid.
L'instant d'avant semblait avoir duré une éternité, comme si le temps, indécis, suivait un cours particulièrement sinueux, fait de pente et de retour en arrière. Aelentyr était alors enveloppé dans une brume argentée, lui reflettant sa propre image en une multitude de scintillement diffus qui tourbillonnait autour de lui. Il n'avait plus conscience de son corps, et seul ces scintillements lui rappelait encore son existance physique, mélant l'esprit unique à l'apparence multiple. Il était l'enfant, le pilote, le guerrier, le vieillard, le fantôme... Et il sût alors qu'il s'en sortirait.
Alors se fût la douleur.
Le vaisseau ralentit brusquement, le projetant violement contre la coque.
La blessure s'emparait doucement de son esprit, mais avant de s'évanouir
il pût voir la faille s'estomper et disparaître en un claquement. Une étoile se dévoilait au loin, et il sentit que des mains le retenaient tandis que le vaisseau avançait vers son futur.
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MessageSujet: suite   Mer 01 Juin 2005, 22:48

*****

-Qu'est ce que le futur?
Luckie se tenait façe à la grande fenêtre de la salle de récéption, accoudé au rebord et contemplant distraitement le paysage extérieur.
-En fin de compte, plus le temps passe et plus le futur s'éloigne, tandis que le présent deviens le passé. Le futur est un passé dont on ne se souvient pas, et comme le passé il demeure éphémère et éternel à la fois.
Qu'attendre du futur alors? Est-ce la vie humaine où la "bonté" accomplie en une vie qui pourrait suffire à ébranler l'immensité? Pourquoi s'obstiner à voir, entendre, savoir si ce n'est que pour continuer perpétuellement le cycle qui nous est imposé?. La guerre est un passé, de même que la mort est un futur, mais tout deux sont mélés en un présent indisociable et vain; Car, à la fin, nous n'en sortiront pas vivant.
Chance écoutait d'une oreille attentif, tou en prétant attention au contenu volumineux de son assiette. A l'annonce des dernieres paroles de luckie, il quitta momentanéement du regard celle-ci.
-Je pense que tu te trompe: La vie à un sens, même si celui-ci est peut être de chercher un sens à toute chose - et donc à la vie. A la fin, lorsque la lumière brillera d'un dernier éclat, je pourrait dire:
J'ai vu ces lueurs, j'ai entendu ces symphonies, j'ai senti ces parfums, j'ai touché ces douceurs, j'ai gouté ce délices, j'ai pensé ces principes, j'ai vécu et j'ai aimé vivre. Alors, quand viendra le temps de l'oubli et que le cycle entre le futur et le passé sera scellé, la vie aura un sens pour moi car je me tiendrai à la fin de tout pour moi, et l'univers ne sera que ce que j'aurais emporté en mon sein.
-La vie consiste donc à préparer la mort, car seul la fin apporte l'accomplissement.
-Non, la fin ne représente que l'ultime échappatoire, cette solution définitive qui ne laisse qu'un "c'était donc ça" avant le grand rideau rouge. La vie est la seule chose capable d'influer sur la seule chose qui existe en fin de compte: la somme de ces pensées et de ces âmes qui demeure ce que nous étions et ce que nous serons au début et à la fin.
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MessageSujet: suite   Jeu 02 Juin 2005, 19:58

*****

-Est-ce la fin?
Dynalis se tenait debout entre les monticules de décombres qui constituaient l'ancien hangar. Au loin, quelques obus tombaient encore, faisant résonner le tonnerre en ce jour de pluie. Le vent soufflait avec force, semblant vouloir balayer les débris innombrables dispersés tout autour de la ville. Un grincement se fît entendre, émanant d'un tuyau tentant péniblement de coulisser vers la base de l'amas difforme qui constituait la seule tourelle encore en état de fonctionnement.
-Oui, la population commence déjà à revenir des collines, et les vaisseau sont déjà loin derrière l'horizon.
Alors qu'il disait cela, Neyrendar fût surprit par le bruit de pas approchant. Aelentyr apparu alors.
-Je suis venu dès que j'ai pu, mais j'ai bien peur que nous arrivions trop tard: une grande partie de la ville a été détruite, et il ne reste guère que l'hopital où s'ammassent déjà des dizaines de personnes.
-Les droïdes médicaux viennent d'être envoyés vers des lieux sécurisés, où mes hommes construisent des abris pour les habitants et des pistes d'atterissages. Heureusement, nos éclaireurs ont pu nous prévenir de l'attaque à temps, et nos biens ainsi que la majeur partie de la population a été évacué sur une autre planète pour la durée de l'attaque.
-Les dégâts ont donc juste été matériels?
-Oui... Ce qui m'intrigue d'ailleur est que l'ennemis devait le savoir: C'est la troisième attaque que nous subisons en un mois, et nous somme donc préparé à une évacuation rapide. De plus, la majeur partie des batiments de cette ville ont été détruit lors des précédantes attaque, et nous reconstruisons donc une ville en parallèle. Je ne voie donc pas quelle peut-être la raison de ces attaques à répétition contre des sites peut rentables en fin de compte.
-Peut-être sont ils restés sur leur faim, car ils n'ont remporté que très peu de gains à chaque bataille... Ou est-ce que tu pense à quelque chose d'autre?
-Je crois qu'il s'agit d'attaques ciblées à but uniquement destructif.
-Peu probable à mon avis... Cela voudrait dire qu'il y a un espion suffisamment bien informé de notre plan de colonisation pour pouvoir indiquer avec précision les emplacement clés de nos différentes planètes. Et pourquoi voudrait t'on freiner notre colonisation?
-Ca ne te rappelle pas quelque chose?
-Tu veux parler de ...
-Oui exactement.
Neyrendar jeta un coup d'oeil vers Dynalis, occupé alors à soigner un soldat blessé au bras.
-Je sais que Luckie et les terroriens l'ont toujours nié, mais ces faits sont réels. Tu y était, tout comme moi, et je pense que ça ne s'est pas terminé ce jour là.
-Si cela est vrai, il vaudrait mieux que nous y soyons preparé. Je vais aller rendre visite aux autres colonies, pour les informer de nos craintes et recuillir des informations sur le mouvements de flottes observés près de leurs planètes. La guerre approche peut-être, mon ami, et j'ai peur que les pertes soit énormes pour notre peuple.
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MessageSujet: r   Dim 24 Juil 2005, 23:52

*****


Le petit vaisseau fendait l'air, profitant des tumultes qui agitaient l'atmosphère pour glisser en silence vers la cité dévastée.
Des cadavres gisaient partout, brièvement éclairés par la lampe infrarouge de la navette, et cette éclairage particulier faisait voir un paysage engoissant, en nuance de violet et d'orange. Les débris avaient été regroupé en un talus, qui tronnaît tel une pierre tombale au centre de l'ancienne métropole. Plus loin sur la plaine, les lueurs des feux de joies révélaient la présence de l'ennemis, et les chants barbare étaient semblable à l'échos des cris des mourrants.
Aelentyr posa son appareil dans les sous-bois, regrettant déjà d'avoir refusé l'installation d'un module de camoufflage, module bien peu fiable mais pourtant fort utile dans ce genre de situation.
Il s'avança d'un pas vif vers le monticule de cendre qui se dressait au coeur de la ville, à l'emplacement où se tenait auparavant la tour résidentielle, lieu d'habitat d'environ 5000 personnes. En scannant la planète depuis l'espace, Aelentyr avait compris tout l'urgence de la situation: les renforts étaient à au moins une demi-journée de vol, et les prisonniers attaché en cercle autour du talus ne vivraient de toute évidence pas aussi longtemps.
Une dizaine de gardes étaient chargés de la surveillance du camps et des prisonniers, les autres étant trop ivres pour tenir debout. Les oeuvres d'art brisées, les objets répendus à terre et les corps démembrés et dénudés pour certains témoignaient de l'horreur de la bataille et de l'atrocité du pillage qui avait du la suivre. Une cinquantaine d'hommes et femmes étaient enchainés par les bras et les jambes, certains d'anciens soldat, d'autres simples ouvriers, mais on pouvait lire sur tout les visages le désespoir et la peur.
Aelentyr se figea soudainement, ayant entendu le bruit de pas juste devant lui. Deux gardes passèrent rapidement en direction du monticule, trop absorbés par leur discution pour remarquer sa présence. Aelentyr tendit l'oreille, mais il ne pût cmprendre un mot de ce qui se disait, leur langue lui étant étrangère. Bien qu'il pensait connaitre la grande majorité de langues humaines, et donc des langues universelles étant donné le peu de bonshomme vert rencontrés jusqu'ici, cette langue stridente lui restait incompréhensible.
Un cri se fit alors entendre: Visiblement un des gardes appelait au rassemblement devant la montagne de débris. Il trainait derrière lui deux jeunes enfant qui, bien qu'essayant de toutes leurs forces d'échapper au sort peu enviable qui les attendait, n'arrivait pas à se détacher en raison de la carrure impréssionnant de leur geolier. Celui-ci déclama d'une voix haute et forte un discour incompréhensible, qui fût suivit par des applaudissements et les encouragements de la foule de barbare attentive.
Il attacha alors les deux malheureux à un poteau métallique, autour duquel se regroupa le public et, dégainant ce qui semblait être une arme, il tira d'un coup sur le bras d'un des enfants. Un gerbe rouge jaillit de toute part, et les rires de la foule se mélèrent au cris déchirants de l'enfant.
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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Lun 26 Juin 2006, 21:47

-Ils arrivent.
Neyrendar désigna le nuage scintillant sur l’horizon, qui ne cessait de s’agrandir au fur et à mesure que les vaisseaux de transports entraient dans leur champ de vision.
Peu après le départ d’Aelentyr, les vaisseaux de batailles partis sur ses traces avaient soudainement captés une multitude d’appels de détresses, et même si visiblement le massacre semblait finis depuis longtemps, les survivants étaient suffisamment nombreux pour que toute la flotte disponible soit obligée de se mobiliser pour les rapatrier.

-Cette fois ci, les colons terroriens n’ont pas été les seuls à subir des attaques ;
Faisant cette remarque, Dynalis jeta un coup d’œil à Neyrendar, qui semblait alors profondément perdu dans ses pensées. Celui surpris le questionnement de son regard, et pris un instant de réflexion avant de répondre :
-Je me faisait juste la remarque que ces attaques semblent ne pas obéir à la même logique que les précédentes : cette fois-ci, il y a beaucoup plus de victimes, il n’y a pas de stratégies d’invasions organisées. Ils ont dues aussi subir un certains nombres de pertes, et au vue de ce désordres apparent, cela ne me surprendrait pas que ce ne soit pas les même ennemis qui nous aient attaqué cette fois-ci.
-Tu penses à un troisième joueur ?
Neyrendar soupira un bref moment :
-Je ne sais que penser… J’ai l’impression que les attaques précédentes obéissaient à une certaine logique, ne serait-ce que dans la manière dont elles ont été menées, mais celles-ci étaient à priori véritablement désorganisées. Pourtant, les attaquants semblent utiliser les mêmes vaisseaux, les mêmes armes. Il faut attendre la confirmation des témoins sur ce point, mais je crois qu’il s’agit bien des mêmes ennemis. Ce qui voudrait dire que soit ils ont perdus la raison depuis la dernière fois, ou qu’alors ils ont franchis une étape plus sanglante dans leurs attaques.
Neyrendar contempla encore un peu l’avancée des vaisseaux de secours, avant de poursuivre :
-Et puis, dans un certain sens, nous serions plus en présence d’un quatrième joueur ; Il faut aussi prendre en compte la mystérieuse flotte qui est venue par hasard à notre secours lors de la précédente attaque sur Terrora. Je me demande sérieusement ce qu’il se serait passé si nous avions été visible à ce moment, et leur puissance de frappe n’est pas à prendre non plus à la légère. J’ai peur que nous nous retrouvions en quelque sorte coincés dans une bataille bien plus grande que ce que laissent apparaître les évènements actuels.
-Que veux tu dire ?
Neyrendar adressa un dernier regard au rassemblement étincelant, avant de s’engager d’un pas vif dans la direction du centre de contrôle ;
-Juste le sentiment qu’il se passe quelque chose derrière ces faits disparates… J’espère que le retour d’Aelentyr nous éclairera un peu là-dessus.

Aelentyr arma son arme, et visa rapidement le haut du crâne du garde le plus loin de lui. Tout le monde riait encore aux éclats, et avec un peu de chance, Aelentyr pourrait tous les supprimer avant même qu’ils ne comprennent d’où peuvent bien venir ces tirs meurtriers.
Aelentyr bloqua sa respiration un instant, le temps d’ajuster son tir, et alors qu’il allait presser la détente, un flot lumineux éclaira un instant le monticule et les poteaux métalliques autours desquels se tenaient les prisonniers, qui disparurent en un éclair blanc-bleu éblouissant.
Une voix s’éleva d’un des haut-parleurs du vaisseau amiral stationné en silence au dessus de la citée ; Elle parla tout d’abord de ce même ton strident qui semblait caractériser la langue étrange des barbares, puis s’exclama plus fort :

-Peu importent vos excuses ! Nous avions un accord, vous l’avait désormais rompu ; A vous d’en assumer les conséquences.
Ce faisant, une lueur bleu s’intensifia sur l’un des bords de la coque du vaisseau, emplissant de sa lumière les ruines où se tenaient ébahis les barbares contemplatifs.
Sortant lui-même de sa torpeur, et ayant reconnu en ce magnifique spectacle son et lumière un canon à Plasma – ce dont les barbares ne s’étaient de toute évidence pas aperçu – Aelentyr courra aussi vite qu’il pu vers son vaisseau qu’il fit s’envoler en un instant vers la sécurité relative du ciel nuageux.
Jetant un dernier regard au sol avant de débuter son retour vers Eteria, il s’aperçut que la plaine baignait désormais dans un tourbillon d’orange et de bleu, tandis que le vaisseau Amiral faisait rapidement demi-tour, s’éloignant peu à peu du chaos apparent de la zone dévastée.

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Mar 27 Juin 2006, 23:08

*****

-Tout cela n’a aucun sens !
Luckie tenta de faire passer sa frustration en un coup rageur sur la rambarde du balcon, ce qui n’eut pour effet que de lui ajouter une douleur supplémentaire aux articulations.
Chance lui jeta un rapide coup d’œil, avant de se concentrer à nouveau sur son assiette, réalisant que comme d’habitude Luckie ne faisait que se parler à lui-même.
Le rapport de Neyrendar traînait encore sur la table, et Luckie le saisit encore une fois, comme si sa simple relecture pouvait lui apporter la compréhension tant cherchée sur cette situation des plus étranges. En plus de relater l’étrange rencontre d’Aelentyr, qui de retour de sa mission s’était empressé de tout lui détailler, Neyrendar y avait griffonné quelques unes des explications qui lui paraissaient les plus plausibles à l’heure actuelle, mais il était nettement percevable entre les lignes que lui-même émettait de sérieux doutes quand à la validité de ces hypothèses.
Deux choses ressortaient cependant de ces notes : De manière incompréhensible, l’ennemis, ou les ennemis, savaient exactement l’emplacement des bâtiments principaux, mais étaient aussi au courant de tous les mouvements de la flottes Terrorienne à l’avance, eussent t’ils été décidé à la dernière seconde.
Le second point étant qu’étrangement, tout les rescapés des attaques semblaient tendre à se regrouper sur les diverses colonies Terroriennes, qui bien que n’offrant une sécurité que toute relative, n’avaient été que peu touchées jusqu’ici.
Luckie ne cessait de se demander quelle pouvait être le dessein derrière ces faits disparates, car même si visiblement l’armée ennemie semblait prête à se scinder en deux, cette armée même amputée de tous ses barbares semblait suffire à réduire à néant tout contre pouvoir existant. L’explication la plus plausible quand à la cause des attaques contre des centres déserts des colonies terroriennes, pourrait alors apparaître être une simple manœuvre pour garder une indubitable avance technologique, mais Luckie pressentait que quelque chose d’autre et de beaucoup plus complexe se profilait derrière tout cela.
Les rapports complémentaires des quelques observateurs qui avaient réussi à se poster un peu partout faisaient tous montre d’une extension de plus en plus rapide et des cibles, et des bases militaires de l’ennemi, et rien ne semblait pouvoir mettre un frein à cette progression macabre.
Tout en faisant machinalement jouer entre ses doigts son vieille anneaux, Luckie se demanda quelle plan il allait bien pouvoir inventer pour, non pas vaincre, mais survivre.
Chance leva a nouveau la tête de son assiette et remarqua d’un ton distrait :

-L’ennemis semble disposer d’une technologie bien supérieure à la nôtre…
-où veux tu en venir ?
Chance paru penser un instant, ce qui était une chose fort inhabituelle pour lui, et reportant son attention sur son assiette conclu par :
-Juste qu’il serait bien d’en apprendre un peu plus sur qui nous avons à faire, par exemple en s’infiltrant à bord d’un de leur vaisseau.
Luckie regarda Chance fixement, tant il était surpris par l’idée – bonne qui plus est – qu’il venait d’énoncer.
-Récapitulons : Tu veux qu’on anticipe une de leurs attaques, qu’un de nos agents y survive, puis tue un garde, lui prenne son uniforme, remonte avec eux dans un vaisseau, y reste jusqu’à l’arrivée à la base, essaie d’accéder à toutes les parties sécurisées de celles-ci, nous envoie un message, puis revienne ?
Chance opina sans même lever les yeux.
-C’est exactement ça… Tu penses à quelqu’un en particulier ?
Luckie réfléchit un instant avant de répondre.
-Oui, mais ça ne va pas lui plaire.

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Dim 16 Juil 2006, 17:32

*****


Dynalis s’avança hors de la pénombre, remettant brièvement en place le haut de l’uniforme un peu trop grand pour lui. Luckie avait raison de le prévenir que cette mission n’allait pas lui plaire, car en effet Dynalis avait du mal à cacher son mécontentement de se voir être désigné pour une telle besogne, même si heureusement pour lui cela le faisait d’autant plus passer pour un barbare sanguinaire, pressé de rentrer chez lui pour s’exalter devant les butins fraîchement amassés. Les cors de chasse retentissaient partout à travers la plaine, faisant valoir leur son strident qui résonnait tel le glas macabre de la victoire. Arrivé en haut de la butte derrière laquelle il s’était caché, Dynalis eu un moment d’effroi en apercevant la marée humaine que constituait l’armée victorieuse : d’aussi loin que la lumière descendante permettait de voir, les ruines de l’ancienne ville étaient emplis de pillards, de soldats qui semblaient être autant de fourmis cliquetant, si l’horizon n’avait laissé entrevoir ces gigantesques vaisseaux de transports à la forme sombre. Des buildings qui autrefois s’élevaient aux dessus même des nuages gisaient couchés à terre, tels d’immenses mastodontes touchés malencontreusement par l’épée flamboyante du chasseur avide de gloire.
Avisant une patrouille au bas du monticule où il se tenait, Dynalis s’avança et tenta de se fondre dans la foule.

Ils marchèrent pendant près d’une demi-heure, criant, chantants des cris que Dynalis s’efforça de reprendre, même si apparemment le groupe désordonné dans lequel il s’était infiltré ne faisait nullement attention à lui, étant trop occupé à célébrer la réussite du massacre.
Ils étaient à présent presque arrivés au pied du grand vaisseau que Dynalis avait vu se profiler sur le chemin il y a déjà de longues minutes, et ce qui semblait être une passerelle s’abaissa pour permettre à l’armée victorieuse d’embarquer.
En haut de celle-ci, deux personnes encadraient un tapis roulant, sur lequel chacun de pillard qui composait le groupe de Dynalis alla déposer une part du butin qu’il avait acquis – en ce qu’il semblait apparaître comme étant un tribut de victoire et le prix nécessaire pour payer le voyage de retour. Réalisant cela, un brusque sentiment de panique froide s’empara de Dynalis, mais des longues années de réflexes conditionnés lui dictèrent la marche à suivre, et presque sans y penser, Dynalis sortit du rang, assomma le premier barbare venu et lui prit son butin, dont il remit ensuite une partie aux garde avant de s’engouffrer dans les profondeurs du vaisseau de transport.
Dynalis s’avança le long du couloir qui menait à ce qui semblait être une salle commune : le chemin sur lequel il se trouvait passait juste au dessus d’une très grande pièce, emplit de ça de là par des tables, des lits et un amoncellement de choses indescriptibles. Le même genre de salle devait être présent dans chacune des quatre ailes du vaisseau, et Dynalis était près à parier que les officiers supérieurs devaient avoir leurs propres quartiers plus au centre, autour du long cylindre que constituait le bloc des ascenseurs principaux. Avisant justement un de ce officier au bout du couloir, Dynalis se résolu à le suivre discrètement, dérobant au passage l’une des pièces qui traînait sur la table d’un pillard à moitié endormis. L’officier quitta la grande salle, et s’engagea dans le corridor principal ; Dynalis le suivit.

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Dernière édition par le Dim 06 Aoû 2006, 21:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Dim 06 Aoû 2006, 19:31

Comme Dynalis l’avait prévu, une dispute ne tarda pas à éclater dans la salle commune qu’il venait de quitter : l’homme qui avait malencontreusement perdu sa pièce, et visiblement d’un caractère assez teigneux, venait d’accuser l’un de ses compatriotes de le lui avoir volé, ce qui ne manqua pas bien sûr de déclancher une bataille généralisée. L’officier que Dynalis suivait s’arrêta, et sembla hésiter quand à la marche à suivre fasse à un tel débordement de pulsions : les gardes accouraient de partout pour rétablir l’ordre, apparemment habitué à de telles situations, et bien que cela ne semblait n’avoir pour effet que d’ajouter des participants supplémentaires à la fiesta improvisée, les gardes prirent rapidement le dessus et la salle commune se désemplit rapidement.
L’officier jugea que la situation était sous contrôle et entreprit de se frayer un chemin parmi la foule de soldats criards amassée pour soutenir par la voix leur compagnon. Dynalis le suivit, et lorsque l’officier eût enfin réussi à sortir de l’attroupement, Dynalis posa rapidement une main sur l’une de ses clavicules, et mis fin à ses jours en une unique torsion sinistre. Dynalis jeta coup d’œil pour voir si personne ne l’avait remarqué – et effectivement, l’attention de la foule n’était pas sur lui – et entreprit de déplacer silencieusement le corps dans un coin d’ombre. Arrivé dans ce qui semblait être des toilettes désaffectées, il se vêtit des habits du défunt, rajusta la cape autour de ses épaules et s’avança vers le quartier des officiers.

Dynalis regardait la porte de l’ascenseur depuis près d’une dizaine de minute, et il venait à peine de commencer à comprendre comment le système de sécurité en bloquant l’accès pouvait bien fonctionner. Ayant vu un autre officier passer juste avant qu’il n’arrive devant la porte, Dynalis savait que l’ouverture de celle-ci nécessitait un contrôle de la rétine et un échantillon de voix. Hors, il n’avait pas eu le temps de prendre ces deux là avant de cacher son cadavre – encore que l’œil aurait pu être récupéré après. Et Dynalis rechignait à piéger un autre officier, le faire parler, le tuer puis prendre son précieux œil : non pas que la vie de ce même officier ait pour lui une quelconque importance, mais un cadavre supplémentaire augmentait d’autant les chances pour lui d’être découvert.
Dynalis s’étira un instant puis, ayant pris une décision, jeta un coup d’œil à droite et à gauche, avant de planter son couteau en plein milieu du scanner rétinien, le retira puis le rangea dans sa ceinture alors qu’une alarme stridente se déclenchait.
Il se cacha un peu plus loin dans le couloir, et attendis que les gardes arrivent, ce qui ne tarda pas. Voyant qu’un attroupement d’officiers commençait à se former autour du lieu de l’effraction, il sortit de sa cachette et se mêla à la foule. Il adressa un regard interrogateur à l’officier le plus proche, qui lui expliqua apparemment qu’il devait y a voir eu une effraction, et désigna les gardes qui bouclaient le périmètre autours de la zone. Dynalis, même s’il n’avait pas compris un mot de cette langue étrange, hocha la tête et entrepris de s’approcher un peu du centre de l’attention. Au bout de quelques minutes, la foule se dissipa enfin, et Dynalis suivit le groupe qui comprenait l’officier qui lui avait parlé. Celui s’avança vers la porte d’un autre ascenseur, et Dynalis s’avança à sa rencontre, faisant semblant de chercher une carte d’accès au fond d’une de ses poches. Comme prévu, l’officier lui proposa de monter avec lui, ce que Dynalis fit en le remerciant d’un sourire.
Arrivé dans ce qui semblait être un des derniers étages – l’un de ceux les plus à l’avant de l’appareil – ils sortirent tout deux, et Dynalis prit le chemin opposé à l’autre officier et entreprit d’explorer plus en avant la passerelle principale.

Le vaisseau ralentit brusquement, tandis que Dynalis sortait prestement de la salle de commandement du pont principal. L’une des fenêtres du couloir laissait transparaître l’image d’une planète sombre et bleutée, pureté inattendue dans cette atmosphère glauque que laissait suinter les murs crasseux et délabrés du pont principal. Dynalis pressa le pas, laissant la salle de contrôle derrière lui ou le commandant de bord discutait vivement avec un interlocuteur inconnu, et se dirigea d’un air décidé vers l’une des salles annexes de communication. S’approchant d’un ordinateur dans un coin de la pièce, Dynalis sortit nonchalamment d’une des ses poches intérieurs l’un des transpondeurs qui allait lui permettre de pirater l’antenne relais pour son usage personnel, et le brancha au terminal, sur lequel il tapa rapidement le rapport qu’il envoya immédiatement à Luckie.
Après avoir reçu la confirmation de l’envoi du message, il débrancha l’interface de connexion et entrepris de pirater le reste du système à la recherche d’informations confidentielles, lorsqu’il sentit soudain la présence d’un objet froid tout contre sa nuque.

-Ne bouge pas, et tourne-toi lentement.

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Ven 01 Sep 2006, 21:46

En temps normal, Dynalis n’aurait pas manqué de relever l’absurdité de cette phrase, mais le canon du fusil laser pointé sur son cerveau tendait à faire changer ses habitudes. Il se tourna lentement pour s’apercevoir qu’il était mis en joue par un officier supérieur, ainsi que pas moins d’une quinzaine de garde qui prenait lentement place autours de lui.
-Vous désirez ? Lui demanda Dynalis, ne résistant pas à la tentation de mettre un pu plus en colère l’officier qui lui faisait désormais face.
-Cessons ces enfantillages, je vous prie.
La voix sec et cassante du l’homme qui le visait ôta temporairement le demi-sourire du visage de Dynalis. L’homme poursuivit :
-Nous savons que vous êtes un espion, nous savons d’où vous venez, et nous savons exactement quelles informations vous avez transmis à vos supérieurs ;
L’officier se tu un instant, attendant que l’information grandisse dans l’esprit de Dynalis, et semblant prêt à répondre à la question qui devait inévitablement suivre :
-Comment savez vous tout cela ?
-Vous comprenez bien entendu que je ne puisse pas vous le révéler. Mais cela n’a plus guère d’importance de toute façon, car je suis sûr que vous serez une source d’information bien plus complète, et tellement plus intéressante à étudier.
Dynalis pris le temps de réflechir à sa prochaine parole, et dis d’un ton détendu :
-Oh… et bien qu’il en soit ainsi.
Prononçant ces paroles, il dévia de sa main gauche le canon de l’arme que l’officier pointait sur lui, s’en saisit et tira dans le même mouvement sur les deux gardes près de l’entrée ; il se baissa rapidement, saisis l’officier surpris par la taille, le plaça d’un mouvement derrière lui et l’entraîna vers l’avant, sentant confusément que son bouclier de fortune protégeait ses arrières des multiples balles tirées par les soldats désorganisés. Il s’engouffra dans le long corridor et couru plus rapidement qu’il ne l’avait jamais fait.


Aelentyr se tenait accoudé à la rambarde, regardant au loin le soleil rougir sur l’horizon. Neyrendar entra doucement et laissa le silence parler un peu entre eux avant de commencer à parler ; L’air été frais, et tous deux appréciaient de pouvoir profiter d’encore une nuit de quiétude avant le tumulte qui semblait inévitable. Aelentyr rompit calmement le silence :
-Nous avons reçu un rapport de Dynalis.
Neyrendar ne répondit rien, laissant le temps à Aelentyr de formuler ses idées, et ses craintes.
-Le seul élément digne d’intérêt est qu’il révèle la position de leur vaisseau amiral. Plusieurs des donnés de leurs ordinateurs n’ont pas encore étaient décodées, mais déjà nous pouvons y remarquer un grand contraste technologique, qui semble confirmer le fait que les barbares armés reçoivent de l’aide d’une civilisation plus avancée technologiquement – qui dispose vraisemblablement de moyens de moyens militaires, et seulement de connaissances.
Neyrendar se tu, sentant à l’intonation de son ami que celui-ci n’avait pas terminé.
-Dynalis devait reprendre contact il y a 5 heures, et il ne l’a pas fait. Une mission d’espionnage, et peut-être de secours, est envisagée. Je voulais te demander de m’y accompagner.
-Quand tu dis « de t’accompagner », tu veux dire que ce sera une mission de sauvetage avec seulement deux sauveteurs ?
-C’est bien ça.
Neyrendar inspira longuement. Il comprenant la logique qui consistait à n’envoyer qu’un groupe réduit, pour diminuer les chances d’être repéré. Mais s’introduire à deux dans le vaisseau central de la flotte ennemi ressemblait trop à du suicide pour qu’il puisse accepter la mission sans y réfléchir avant. Finalement, après quelques secondes qui s’ajoutèrent au silence, il hocha la tête et repartit rapidement vers l’intérieur, laissant Aelentyr seul sur le balcon méditer aux faibles chances de réussite.
-Et nous partons…

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Ven 01 Sep 2006, 21:49

-Nous arrivons.
Neyrendar abaissa la manette des gazes, et occulta d’un mouvement l’avant du vaisseau : pas la peine d’utiliser trop d’énergie pour se camoufler entièrement, puisque l’arrière s’était solidement ancré à l’une des parois du vaisseau amiral. Etonnamment, l’arrivée jusqu’ici n’avait pas posé trop de problèmes, l’ensemble de la flottille de combats ennemis semblant s’être rassemblé en une zone de ravitaillement, sûrement en prévision d’un pillage à venir.
Le laser du vaisseau entreprit de découper un petit trou dans la triple paroi de l’immense vaisseau, pendant qu’Aelentyr piratait le système de sécurité externe pour empêcher les détecteurs de rendre compte de la fuite dans la coque. Une fois tout cela effectué silencieusement, Aelentyr et Neyrendar entreprirent de se faufiler par l’ouverture ainsi creusée, donnant lorsqu’ils furent tour deux passé dans le couloir l’ordre au laser d’agrandir le trou en prévision de leur retour. Neyrendar et Aelentyr se dirigèrent chacun à une extrémité du couloir, tuant silencieusement les trois personnes qui le gardait, avant de prendre le temps de souder l’une des portes d’accès et de piéger l’autre. Leurs arrières désormais sécurisés, ils revêtirent les combinaisons de deux des gardes, emballèrent la troisième, et avancèrent d’un pas détendus et rapide vers l’ascenseur principal.
Le vaisseau était en pleine effervescence : des soldats couraient un peu partout pour transmettre les ordres d’un départ rapide, et les multiples hangars s’emplissaient déjà de guerriers rendus impatient par l’attente du combat. D’après ce qu’on pouvait en juger, un événement imprévu c’était produit, poussant l’armée de barbare à précipiter son pillage et étant ainsi la source de tous ces débordements d’énergie en préparatifs. Aelentyr regarda son ami, leva deux doigts et emprunta le couloir de gauche – indiquant ainsi que la deuxième partie du plan était en œuvre, que lui partait chercher Dynalis tandis que Neyrendar essayer d’en apprendre plus sur leur destination et sur leur force de frappe. Neyrendar pris le couloir de droit, et il n’eut aucun mal à s’introduire dans l’ascenseur au passage d’un de ces coursiers qui en sortait. Il se rendit sur le pont principal.
Le couloir qui menait à la salle de contrôle était désert, et Neyrendar compris très vite pourquoi lorsqu’il arriva au bout du corridor : la salle entière semblait avoir été calcinée, bien que l’explosion qui avait pu causer tant de dégâts semblait s’être produite du côté des sièges de l’équipage de commandement, ce qui expliquait que certains ordinateurs de navigations aient pu être épargné et semblaient encore en état de marche. Neyrendar profita de l’occasion qui lui était offerte, et après avoir piégé la porte d’accès il entreprit de pirater l’ordinateur principal.
Neyrendar sentit brusquement une présence devant le pas de la porte, et il se retourna au moment où une voix s’élevait :

-Ne bougez pas, et retournez vous lentement.
L’homme qui lui faisait face était un officier, ou du moins ce qu’il restait d’un officier : la moitié de son visage était affreusement défiguré par une grande cicatrice causée par le passage d’une balle tout prêt de son œil droit, l’un de ses bras pendait mollement sur son flanc, et il semblait respirer avec une très grande difficulté, déficit qu’il compensait par le fusil le plus long que Neyrendar ait jamais vu.
-Oserais-je faire remarquer qu’il m’aurait été impossible de faire cela sans bouger ?
Neyrendar fit mine de reculer, mais s’arrêta net lorsque l’homme tira un coup de semonce dans le sol à ses pieds.
-Ne bougez pas, le temps que mes hommes ramènent votre ami… Les voila.
Deux gardes escortaient un Aelentyr menotté, qui malgré sa position affichait un sourire montrant que d’une part il s’amusait bien d’être ainsi fait prisonnier, et que d’autre part il considérait pouvoir s’échapper en un rien de temps – sourire insolent qui s’agrandit d’autant plus lorsqu’il aperçut Neyrendar dans la salle. L’homme le fit placer à l’écart, et jeta avec une jubilation évidente une paire de menotte à Neyrendar :
-Mettez les, ou c’est moi qui mettrais une balle quelque part entre les deux épaules de votre ami.
-Qui a dit que c’était mon ami ? , Dit Neyrendar, tout en enfilant la paire de bracelet qui se verrouilla en un instant.
-Je n’ai aucune envie de rentrer dans une discussion dont nous savons tout deux qu’elle ne nous mènera nulle part, alors avancez calmement vers le couloir en gardant les mains dans le dos.
Neyrendar s’exécuta calmement, affichant un air terne pour mieux cacher le mouvement de ses mains dans une de ses poches arrières pour désactiver le piège du pas de porte pour une courte durée.
-Voila, c’est parfait, dit l’officier en arborant une jubilation qui sur son visage défiguré aurait fait pâlir le guerrier le plus endurcit. Vous ne croyez tout de même pas pouvoir venir jusqu’ici sans être repéré ? Les espions de votre genre sont tous trop téméraire… De toute façon, cette fois nous ne nous laisserons pas avoir par vos artifices inattendus : Fouillez le !
Trois gardes s’avancèrent vers Neyrendar et commencèrent à lui ôter les diverses armes et explosifs dissimulés sur sa personne.
-Pourquoi dites-vous « cette fois ? »
-Oh, je ne vous l’ai pas dit ? Nous avons rencontré un de vos camarades il y a environ un jour. L’idiot s’est fait sauter dans cette même salle avec une trentaine de garde, non sans m’avoir auparavant fait criblé de balle. J’y ait survécu, pour votre déplaisir, tandis que lui n’a visiblement eu que ce qu’il méritait : on ne s’attaque pas impunément à la Horde.
Aelentyr cessa de sourire en entendant ça, et pour cacher lui aussi son désarroi devant cette triste nouvelle, Neyrendar continua de poser quelques questions à l’officier.
-Et maintenant, pourquoi vous dirigez vous vers Terrora avec toute l’escadrille de ces centaines de vaisseaux ?
Ce qui restait du sourire d’Aelentyr cessa en entendant ces paroles qui lui étaient très probablement adressés par l’intermédiaire de ce dialogue avec l’officier.
-Vous avez donc eu le temps de tirer quelques informations de votre visite dans notre ordinateur ? Mais peut importe, car nous ne vous laisserons pas l’occasion de …
Il fut interrompu dans son discours par le cri d’un garde :
-Il tient quelque chose dans sa main !
C’est le moment que choisis Aelentyr pour intervenir : D’une torsion du buste il enfonça sa tête dans la poitrine du garde le plus proche, et fis passer ses bras sous ses jambes. Ses mains étant de nouveaux faces à lui, il attrapa l’arme du grade étourdis, tira un coup sur l’officier supérieur qui mourut sans comprendre comment cela avait pu arriver, puis il tua l’autre garde qui se trouvait près de Neyrendar. Croisant le regard de celui-ci, il lui communiqua silencieusement son plan, et se dirigea à l’intérieur de la salle de contrôle en essayant de pousser un maximum de garde à le suivre. Neyrendar se baissa pour récupérer les clés des menottes, et voyant qu’Aelentyr était arrivé au milieu de la salle, il actionna de nouveau le piége de la porte, qui explosa aussitôt en emportant avec lui tous les gardes présents dans le couloir. Par-dessus le chaos, il entendit Aelentyr lui crier ce qu’il redoutait d’entendre :
-Part avertir les autres !
Devant la logique du raisonnement de son ami, Neyrendar ne pu que tristement courir vers le point d’ancrage de son vaisseau, sentant confusément le pas des gardes qui le suivait ainsi que le tires répétés du fusil de son ami. Les gardes cessèrent de le poursuivre après la première explosion d’une autre porte piégée ; tous les tirs cessèrent peu après.

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Ven 01 Sep 2006, 21:50

Luckie se tenait accoudé à la rambarde, regardant le vent souffler sur la plaine de Terrora : Le ciel était au bleu, et les premiers poissons volants remontez le cours du fleuve.
-Te rappels-tu de ce lac, près du monastère ou nous vivions, il y a si longtemps ?
Chance sembla s’éveiller un peu de la torpeur qui l’avait poussé à s’endormir sur cette même rambarde, et leva les yeux vers la plaine.
-Oui, je me rappel très bien. Il y avait le même bleu que dans le ciel aujourd’hui, et les poissons y étaient très semblable à ceux que tu as sous les yeux… mais pourquoi cette question ?
-Je me disais qu’à l’époque, tout était si simple…
Luckie se tu un instant.
-Je le dis aussi que le passé est une chose bien mystérieuse : tant de questions sans réponses ; tant d’évènement dont je ne me souviens pas, tant de lien qui ne se font pas.
- Pourquoi ressasser ainsi les jours enfuis ?
-Parce que je me demande si ces évènements n’ont pas un lien avec ceux d’aujourd’hui ; Si en fin de compte nous ne vivons pas sous l’ombre d’une destiné immense qui lierait notre passé et notre futur.
Luckie inspira profondément.
-Te rappel tu lorsque tu m’as trouvé, amnésique, dans cette plaine derrière le monastère ?
Chance opina.
-Peut-être que les évènements dont je n’arrive pas à me rappeler et qui sont antérieur à cet instant sont-ils la clé des troubles que nous subissons. Ou peut-être que les ombres du passé ne me sont-elles pas que réservées.
-Tu veux parler des précédentes attaques ? De l’explosion du palais il y a si longtemps ?
-Oui. Tu vois, avec du recul j’ai la certitude que ces deux faits étaient liés, mais que pour une raison mystérieuse les évènements ont tournés à notre faveur. Je soupçonnais à l’époque la présence d’un traître dans nos rangs qui donnait à nos ennemis toutes les informations nécessaires à notre perte. Les attaques ont cessé justes après l’explosion du palais ; je n’ai jamais pu le prouver, mais je crois que cet éventuel traître faisait partie d’une des trois victimes de l’attentat. C’est une des raisons qui m’ont poussé à ne pas faire emprisonner Neyrendar, malgré qu’il ait été vu sur les lieux.
Chance se redressa un peu plus avant de parler.
-Je n’avais jamais fait le rapprochement, mais il est vrai qu’aujourd’hui aussi l’éventuel chaos semble nous donner avantage sur nos ennemis : les peuples vaincus trouvent en nos planètes un certains refuge, car elles ont été seules épargnés par cet vague de pillages inhumains ; Nous nous renforçons sous le nombre, et Terrora n’a jamais été aussi prospère qu’aujourd’hui.
-C’est vrai. Le présent semble beaucoup plus réconfortant que le passé.
La porte du balcon s’ouvrit soudainement, et un garde entra rapidement :
-Seigneurs, Neyrendar est revenus de sa mission d’espionnage ; il ne s’est pas encore posé, mais il nous a envoyé ce rapport qui est selon ses dires capitales.
Il lui remit une feuille de papier que Luckie s’empressa de lire.
-Avons réussi à entrer dans le vaisseau amiral ; L’ennemis se prépare à envahir Terrora d’ici une journée, avec une flotte dont je vous envoie le détail. Dynalis est mort avant notre arrivé, sans compromettre notre sécurité. Aelentyr est mort ou capturé durant la mission. Demande vos instructions sur la marche à suivre.
Luckie abaissa le papier, laissant le silence s’installer sur le balcon à l’annonce de ces terribles nouvelles.
-Il faut essayer d’aller le sauver.
Chance regarda Luckie avec un air grave, attendant sa réponse face à l’affirmation qu’il venait de faire. Luckie réfléchis un instant aux parles de Chance, puis approuva d’un signe de tête. Il fit signe au garde de prendre des notes.
-Dites à Neyrendar que je veux un rapport complet sur sa mission d’infiltration. Dites lui aussi qu’il est en charge de la défense de la cité, sous les ordres directs du conseiller Chance. Faites préparer une escouade de 20 de nos meilleurs hommes, et préparez vous à faire décoller 2 chasseurs un cargo de transport de troupes. Prévenez le conseil que je pars en mission, et qu’ils doivent gérer la crise sans effrayer la population. J’attends les plans de Neyrendar sur la défense de la cité sitôt que j’aurais quitté Terrora, c'est-à-dire dans deux heures.
Luckie sortit rapidement et Chance le suivit, adressant au passage au garde qui finissait de noter :
-Et demandez aux cuisines de préparer deux assiettes de poulet…
Il en aura bien besoin.

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Ven 01 Sep 2006, 21:51

Neyrendar sortit du couloir principal du palais, s’excusant sans s’arrêter d’avoir bousculé deux travailleurs chargés jusqu’aux épaules d’un amas de bouts de ferrailles : Une chaîne s’était établis entre les pistes d’envols des transporteurs et les maisons du centre de la ville qui étaient peu à peu démantelé en pièces détachés. Il ne restait vraisemblablement qu’une vingtaine d’heures avant l’attaque de la « horde », et tandis que la population civile s’affairait à se déplacer vers les quartiers de la ville qui étaient à l’abri du bouclier, le centre de la ville de Terrora se voyait transformé en un gigantesque chantier.
L’idée principal de la défense était simple : comme les flottes terroriennes étaient réduites, et comme le bouclier ne pouvait protéger qu’un seul de la vingtaine de quartiers de la ville, il fallait amener l’ennemis à l’endroit où on pourrait lui faire le plus de dégâts – avant qu’il ait le temps de nous en faire.
Dehors, le bleu du ciel semblait presque masqué par le nombre de vaisseau qui ne cessaient de faire des allers-retours entre la terre et l’espace. Le sol lui-même ne désencombrait pas sous le nombre de camions qui transportaient les divers éléments nécessaires à la construction de catapultes, de lasers géant et du grand accélérateur gravitationnel. Le palais même s’était vu transformé pour camoufler la forme de l’arme principale de la défense terrorienne : le canon à plasma, fruit des recherches les plus pointus de la galaxie, et qui pourtant faisait pâle figure face à l’armement dont disposait l’ennemis.
Car les connaissances que Neyrendar avait acquis sur le vaisseau amiral révélaient l’ampleur de la puissance de feux de la horde : Outre un nombre de chasseurs au moins cent fois supérieur à l’ensemble de la flotte terrorienne, ils disposaient de dizaines de gigantesques transporteurs de troupes, qui pouvaient chacun livrer sur la ville des bataillons de milliers de barbares déchaînés et armés jusqu’aux dents. Derrière tout cela arrivait les vaisseaux amiraux, qui s’engageait au milieu de la bataille pour sonner- de tirs meurtriers depuis l’espace- le glas de la défaite. Même la seule vingtaine dont disposait l’ennemi suffisait à leur assurer la victoire de la force contre n’importe quelle flotte de la galaxie. Il restait donc à essayer de gagner la victoire de la ruse.
Neyrendar s’écarta pour laisser passer le chargement d’un vaisseau grue, qui alla déposer l’ensemble de roches et d’explosifs sur la place déblayé. Une dizaine d’homme s’empressa d’y encorder une série de câbles, et de relier le tout au bras de levier camouflé en contrebas de du palais.
Neyrendar repris sa marche à travers la cité, en espérant silencieusement que son plan allait pouvoir assurer leur survie.

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Dim 03 Sep 2006, 00:59

Luckie leva la manette des freins, et le chasseur ralentit silencieusement. Pensant à cela, Luckie remarqua pour lui-même que de toute façon aucun bruit ne pouvait parcourir le vide de l’espace, et il se demanda s’il avait vraiment été judicieux d’investir dans un suppresseur de son. Puis il se rappela les défilés de la fête nationale, et ces maux de têtes qui le suivait chaque fois pendant plusieurs jours après, et se dit qu’en effet ça avait été judicieux. Ou du moins, s’il parvenait à rester vivant jusqu’au prochain défilé.
Le spectacle qui apparu sur l’écran - vitre du cockpit manqua de lui couper le souffle tant la surprise était grande : un gigantesque vaisseau faisait face au vaisseau amiral de la horde, qui étant pourtant de la taille standard des vaisseaux de batailles, était environ trois fois plus petit. Ce vaisseau inconnu, ne portant pas d’emblème sur sa coque, cessait à peine de bombarder l’autre vaisseau, maintenant dans un état des plus déplorables, et se préparait visiblement à procéder à son abordage.

-Luckie à escouade terrorienne. Pas de modification du plan d’attaque : on profite du chaos, on arrive et on repart sans se attraper. Fin de communication.
Ayant reçu la validation de l’ordre de réception, Luckie vira sur sa gauche, et avança vers l’un des flancs les plus endommagés du vaisseau amiral. Le vaisseau inconnu semblait s’être arrêté, dans l’attente d’une réception d’ordre certainement, et ne faisait montre d’aucun signe d’hostilité à l’égard de l’escouade qu’il ne semblait pas encore avoir détecté. Tandis que Luckie s’approcha de la porte gigantesque d’un des hangars d’appontages du vaisseau de la horde, celle-ci s’ouvrit, laissant échapper les derniers vestiges de cette flotte ennemie: une dizaine de chasseurs, en une manœuvre suicidaire désespérée, s’élança à la poursuite du premier vaisseau venu : celui de Luckie.
Devant cette attaque inattendue, Luckie vira de bord, et longea rapidement la coque du vaisseau, entraînant dans son sillage la flottille ennemie. Il aperçut au loin le chasseur d’escorte et le transporteur de troupes pénétrer dans le hangar et en activer le bouclier et la pompe à oxygène. L’image du hangar disparu rapidement de son champ de vision, remplacée par celle de l’explosion d’un chasseur ennemi contre l’une des parois du vaisseau amiral qui dépassait de la courbure principale. Luckie continua de les perdre dans un méandre de courbe, de virages et d’acrobaties aériennes autour du vaisseau, et lorsqu’il eut considérer avoir donné suffisamment de temps au reste de l’escouade, il s’élança dans un grand virage pour se décoller des alentours de la coque du vaisseau, ralentit brusquement, et lança un missile sur les vaisseaux qui étaient maintenant juste à sa droite et qui l’avaient inévitablement dépassé en anticipant son virage. S’écartant de l’explosion dévastatrice, il aperçut les quelques chasseurs qui restaient fuir vers la première planète, avisant eux l’immense vaisseau inconnu faire tranquillement route vers les ruines du vaisseau amiral. Luckie se pressa de rentrer par le hangar le plus proche, découpant un trou dans la coque tout en essayant de garder la pression interne du vaisseau ennemi à son niveau normal.

L’intérieur du vaisseau était un vrai enfer terrestre – ou plutôt spatial, dans ce cas précis : Les lumières rougeoyantes des alarmes donnait aux couloirs pourtant déjà glauques un teint couleur sang, auquel s’ajoutait les lueurs des divers incendies qui rendaient l’atmosphère suffocante. Des cadavres jonchait le sol, de ci de là, mais le fait que le système de secours fonctionne faisait montre que la majeur partie de occupant du vaisseau devaient encore être en vie quelque part. L’attaque suicidaire des chasseurs n’était pas si désespérée que ça, et semblait plus être une manœuvre pour gagner du temps et tenter de remettre en état des armes, des boucliers, ou tout simplement un système d’évacuation d’urgence. Luckie resta sur ses gardes, et maintient le canon de son arme bas, les bras tendus, pour pouvoir rapidement le lever en cas de besoin. Ayant consulté – grâce au rapport de Dynalis – les plans du vaisseau, il se dirigea vers la salle des prisons, espérant y trouver Aelentyr. Arrivé devant l’ascenseur principal, il se rendit compte que celui-ci était hors service : Cela expliquait donc le fait qu’il n’y ait plus personne qui circule dans ces couloirs désert. Il rebroussa chemin, et arrivé à l’escalier de secours, il en défonça la porte d’un coup de fusil et entreprit de descendre rapidement l’échelle. A quelques étages de celui des prisons, il reçu un appel radio du reste de l’escouade : ils avaient trouvé un ordinateur encore en état de fonctionnement, l’avait alimenté, piraté, et en avait tiré l’information suivante : Aelentyr était détenu dans une des salles de chirurgies.

-Ils connaissaient la chirurgie ? , ne pu s’empêcher de faire remarquer Luckie.
Rejoignez moi à ce niveau, j’y suis presque arrivé.
Il descendit quelques étages, arrivé à celui juste au dessus des prisons et ouvrit la porte d’un nouveau coup de fusil.
Le couloir dans lequel il se trouvait était parfaitement propre et respirable : visiblement, les étages inférieurs du vaisseau avaient été épargné par la panne de courant, et la climatisation semblait avoir fait son office en évacuant les poussières et en étouffant les indices que l’on voyait s’être déclenchés ci et là. Luckie pressa le pas, dépassa les zones de bureaux et d’archives médicales et entra dans le bloc opératoire.

Aelentyr était allongé sur une des tables, dans une salle sécurisé au fond de la salle de chirurgie ; Des câbles le reliaient encore à divers appareils qui attestaient qu’il était toujours en vie, même l’état de son corps ne permettait pas de l’assurer au premier abord : deux blessures par balles sur son flanc avaient été suturées, mais le reste du corps était couvert de plaies qui n’avait pas été refermées – peut-être volontairement. Une partie de son visage était recouvert par un bandage, et en le soulevant brièvement, luckie s’aperçut qu’une partie de la peau avait été tirée pour permettre une remise en place de la mâchoire inférieure entièrement défoncée. Le résultat n’était pas beau à voir, et Aelentyr était presque à peine reconnaissable, d’autant plus que les chirurgiens étant partis précipitamment, certaines plaies avaient été laissés entièrement ouverte, si bien que Luckie prit le temps de les recoudre sommairement avant de débrancher le dispositif d’anesthésie. Aelentyr s’éveilla en quelques minutes, et Luckie l’aida doucement à se mettre debout.

-On dirait que les interrogatoires sont plus musclés ici que sur Terrora.
-Je peux te le confirmer, répondit Aelentyr d’une voix à peine audible.
Luckie l’aida à avancer, lorsque l’escouade le contacta de nouveau :
-Sommes bloqué au niveau 12 ! L’ascenseur est rétabli. Avez-vous pris réception du colis ?
-J’ai le colis ! Je répète : j’ai le colis.
-Bien reçu. Nous essuyons des tirs ennemis. Un vaisseau est en train de nous aborder, et les renforts de la horde sont au corps à corps. Personne n’ose tirer en raison de la fragilité du vaisseau. Nous montons au niveau 14 pour évacuation. Terminé.
Luckie pressa le pas, portant une partie du poids d’Aelentyr pour l’aider à avancer. Ils rejoignirent l’ascenseur et appuyèrent avec soulagement sur le bouton 14. La cabine monta tranquillement, et Aelentyr mit ce temps à profit pour se réveiller pleinement.

L’ascenseur s’arrêta entre le 12ème et le 13ème étage. Luckie jura, puis entrouvrit les portes de la cabine pour qu’ils puissent se faufiler dans le couloir. Ce qu’ils firent très rapidement, et d’autant plus que le bruit incessant des combats à coup de lasers à courte portée leur parvenait soudainement. Luckie et Aelentyr longèrent silencieusement le mur du corridor, tentant de rejoindre l’échelle de service qui était de l’autre côté de l’étage, mais furent surpris en chemin par un petit groupe de barbare qui tentèrent de se défouler sur eux. Luckie en tua quelques uns de son fusil, mais ne voulut plus prendre de risque en apercevant le pan entier de mur sur sa droite qui commençait à se disloquer. Tout deux rebroussèrent chemin, et arrivèrent en plein milieu de la mêlée : Les assaillants du vaisseau amiral arboraient tous des combinaisons entièrement noirs, et bien qu’étant inférieur en nombre, ils semblait l’emporter sur les troupes de la horde, car faisant montre d’une plus grande maîtrise et organisation du combat. Luckie et Aelentyr furent repoussés au centre de la salle par un combat entre deux des opposants. Au bout de la salle, une ouverture apparaissait comme n’étant pas gardé, et Luckie apercevant les renforts des troupes de la horde arriver de toute part, il entraîna Aelentyr dans son sillage et s’engouffra dans le trou béant qui perçait le mur de part en part.

Ce n’est qu’après avoir parcouru quelques mètres, et s’être rendus compte du changement de couleur du décor, qu’ils comprirent qu’ils avaient emprunté la plateforme d’abordage du vaisseau inconnu ; mais le bruit des combats s’approchant derrière eux, puisque visiblement le nombre de soldat de la horde surpassait l’avantage tactique de l’ennemis inconnu, il tournèrent le dos à une mort certaine et s’engouffrèrent avec plus d’ardeur dans les profondeurs du gigantesque vaisseau obscur.
Arrivé à un croisement, ils hésitèrent un instant, mais l’arrivée impromptu d’un barbare- qu’ils tuèrent en un instant – leur firent se décidé à prendre le chemin de face, celui qui descendait. Au croisement suivant, ils repérèrent ce qui semblait être un panneau symbolique pour indiquer le chemin des hangars d’appontage, et tandis que Luckie faisait cette remarque à Aelentyr, celui-ci sortit l’arme qu’il avait prise sur le précédent barbare et tua l’assaillant qui arrivait par un couloir. Aussitôt, une dizaine d’autre troupe de la horde sortirent du même couloir, immédiatement suivis par des troupes vêtues de noir.

-Fuit !
Luckie avait lancé ce cri désespéré avant de sortir son arme et de se faire emporter par la masse hurlante des combattants.


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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Dim 03 Sep 2006, 01:00

-Alertez les combattants.
Neyrendar observait avec attention la nuée des ennemis occuper peu à peu le radar. Ils n’étaient pas encore visible à l’œil nu dans le ciel, bien qu’en fixant avec patience un point particulier on pouvait parfois apercevoir quelques mouvements fugaces.
En quelques minutes, les nuages de Terrora se trouvèrent constellé d’éclats argentés, tandis que les vaisseaux de transports de troupe faisaient leur entrée dans l’atmosphère, escortés par les chasseurs les plus légers. Juste au dessus, on pouvait deviner la forme des grands vaisseaux de combats, capables eux de se maintenir en état stationnaires, contrairement aux chasseurs qui devaient sans cesse se déplacer.
Neyrendar vérifia que tous les messagers attendaient ses ordres, et attendis que l’ennemi lance l’attaque.

Se furent les transporteurs qui s’avancèrent en premier : en une charge groupée, ils se dirigèrent progressivement vers la ville, formant un cercle tout autours dans le ciel pour que chaque vaisseau constitue une fois posé un des éléments du siège de la ville. Arrivés dans la haute atmosphère, on vit le rougeoiement d’une centaine de transporteur s’arrêter net, puis dévier vers l’extérieur de la ville comme pour éviter un mur invisible à l’œil nu. La raison apparut aussitôt, lorsque plusieurs pilotes qui n’avaient pu finir la manœuvre d’évitement allèrent se crasher sur l’amas de débris en un immense boule de feu lumineuse.
Cependant, même si le champ de débris déposé par la flotte Terrorienne avant le bataille
Avait suffit à arrêter la vague de transporteur, les dégâts infligés aux flottes de la horde étaient minimes, car les chasseurs agiles n’avaient eu aucun mal à éviter les débris qui flottaient paresseusement dans le ciel de Terrora.
Même ceux ci aussi firent demi-tour, pour coordonner une autre attaque, et tous se regroupèrent devant les vaisseaux amiraux. Neyrendar en profita pour ordonner un tir du canon à Plasma :
Celui-ci sortit lentement de sous la coupole de la cour du palais, et s’arma en projetant tout autours un ensemble d’éclairs et de lumières bleus et violettes.
Puis il tira :
Un gigantesque boule sombre s’élança dans les airs sous l’effet du projecteur du canon, traversa sans ralentir le champ de débris, réduisit en miette une dizaine de chasseurs qui se trouvaient sur son passage et alla s’écraser dans la cabine principale d’un des vaisseaux amiraux. Visiblement pris par surprise, et ayant préférer mettre en marche ses armes longues distances au détriment du bouclier principal, celui-ci amorça une descente incontrôlé vers Terrora, fût réduit en morceau par les débris et l’atmosphère de la planète avant de s’écraser au sol dans un grondement sourd.
Des cris de joie retentirent dans le camps retranché terrorien ; Après avoir vérifié que le bouclier protégeant les civils avait tenu bon, Neyrendar ordonna un second tir du canon, qui se rechargea lentement.
C’est le moment que choisirent les flottes de la horde pour intervenir : les vaisseaux amiraux tirèrent chacun trois coups de canon à plasma, déblayant au passage une grande zone du champs de ruine, et pulvérisant des quartiers entiers de la capitale. La poussière des bâtiments détruits retomba rapidement, laissant apparaître les lambeaux du palais et un canon à plasma incapable de fonctionner de nouveau.
Quelques instants après, les lumières s’éteignirent dans toute la ville.
Neyrendar jura. Il donna ordre au soldats qui étaient autours de lui de mettre en route le troisième générateur, pour qu’il dispense de l’énergie au bouclier, tandis que lui allait tenter de rebrancher les raccords du second générateur qui avaient du être détruits lors du bombardement. Neyrendar amena avec lui une petite escouade, et se dirigea vers le centre ville dévasté.
Les chasseurs ennemis profitèrent de l’espace libéré dans la barrière de ruine pour fondre sur la ville. Neyrendar vit avec soulagement le bouclier se mettre en route alors que les chasseurs survolaient les abris sous terrains ; Les pilotes firent faire demi-tour à leurs appareils, et s’attaquèrent aux défenses encore en place, mais qui ne pouvaient riposter faute de courant. L’escouade de Neyrendar arriva enfin sur le lieu de la panne : juste à l’endroit ou le câble menant le courant du générateur de secours sortait de terre pour alimenter les diverses défenses, un morceau de ferraille calciné, probablement projeté ici depuis le ciel, avait tranché net les fibres conductrices. L’équipe de Neyrendar ressouda le tout, et aussitôt les canons lasers se mirent en marche en entreprirent de débarrasser le ciel de Terrora des visiteurs indésirables. Le dessus de la ville s’orna d’une guirlande de lumière éclatante, au fur et à mesure que les chasseurs les plus bas étaient détruits en une explosion flamboyante. La centaine de chasseurs restants se regroupa en hauteur, au dessus du palais, seule zone où visiblement un nombre suffisant de canons laser avaient été détruits pour leur permettre de ne pas être détruits.
Les grands transporteurs de troupes – aussi appelés Croiseurs dans le jargon militaire – se mirent en route et avancèrent dans la zone sécurisée ; ils établirent une gigantesque ronde de stationnement, tandis que les canons longues portées visaient avec précision les lasers les plus proches, pour permettre à l’anneau géant de descendre peu à peu vers le sol.
Neyrendar envoya alors une fusée éclairante, et fit mettre ses hommes à l’abri tandis que les messagers du camp retranché relayaient l’ordre de tir.
Les catapultes se mirent en marche : tout autour du palais, les maisons et bâtiment de 3-4 étages s’envolèrent en un instant vers le ciel, s’écrasant en une explosion dévastatrice sur les croiseurs surpris. Les catapultes continuèrent leur travail, envoyant avec force les restes de la ville de contre-plaqué, dont l’aggloméra d’explosifs le constituant faisait des ravages dans les rangs de la troupe de la horde. Un gigantesque incendie commença à se propager dans tout l’anneau de stationnement, amplifié d’autant par le bombardement incessant venu du sol. Le reste de la flotte ennemie battit en retraite, et les cris de liesse se propagèrent rapidement à travers les divers abris. Neyrendar sortit de son abri et profita du chaos pour raccorder les câbles qui n’avaient pas pu l’être avant. Le canon à plasma se remit en route, poussant encore plus l’avantage des forces terroriennes en détruisant un nouveau vaisseau, puis un autre, quelques minutes après.
Neyrendar entreprit de fuir le plus rapidement possible la zone dévasté, sachant précisément quelle était la phase suivante.

Les vaisseaux amiraux restants se mirent en route : 16 vaisseaux de la horde s’avancèrent sans difficulté vers le sol, armant durant leur descente leur canon à plasma pointés chacun vers un des abris de la population terrorienne. Les canons à lasers restant furent pulvérisés par les premiers coups, et les suivants endommagèrent sévèrement le bouclier qui tenait de justesse.
Arrivé à mis chemin de l’abris suivant, Neyrendar lança la fusée bleu.
Tout autour du palais, des charges légères explosèrent, révélant un gigantesque anneau circulaire qui se mit en marche sous l’impulsion donnée. Au fur et à mesures qu’il accélérait, des éclairs apparurent à sa surface, provoquant des interférences dans la mise en route des canons à plasma des vaisseaux amiraux. L’accélérateur géant augmenta encore sa vitesse, et un champs de force se propagea du centre de l’anneau jusqu’au vaisseau qui bataillaient dans le ciel pour se maintenir à une altitude stable. Ce rayon tracteur de grande envergure les attira doucement vers le sol, et de partout les tires cessèrent pour assister à la chute des immenses vaisseaux amiraux.
Neyrendar couru le long d’une des rue en contrebas du spectacle, ne se retourna plus en espérant ainsi gagner les précieux mètres qui lui permettrais de survivre à la terrible onde de choc. Celle-ci eut lieu avant qu’il n’ait eu le temps de rejoindre l’abris : Le premier des grands vaisseaux toucha le sol, se disloqua sous la pressions gravitationnelle, puis implosa silencieusement. Une déflagration immense projeta ensuite l’ensemble des pièces le compensant dans toutes les directions, puis les réservoirs internes prirent feux, suivit de peu par le réacteur principal. Neyrendar fût jeté à terre par un éclat métallique qui lui faucha la jambe droite, et resta au sol le temps que les autres vaisseaux suivent le même chemin.
Le sol trembla, et Neyrendar ferma les yeux le temps que l’enfer alentour ait cessé de l’aveugler.

Neyrendar rouvrit les yeux.
Le monde était revenu au calme, et l’accélérateur venait de s’arrêter en un grincement sinistre. La population commençait à sortir de ses abris, le grand bouclier ayant cédé sous les ondes de choc dues au crash des vaisseaux amiraux.
Un cri de liesse commença à monter d’un peu partout, vite étranglé par la vision qui s’offrait à l’horizon :
La multitude de troupe de la horde, celle qui occupait les croiseurs qui étaient allé se poser derrière la colline avant la bataille, venait de révéler se forme à quelques centaines de mètres de la ville. Un cri de guerre monta au loin, tandis que le reste de la horde chargeait la ville dévastée.
Neyrendar regarda les hommes et femmes assemblés autour de lui, attendant ses ordres. Tous les canons avaient été détruits, et le bouclier ne pouvait être remis en état assez rapidement.

-Déblayez la piste d’envol, et donnez l’ordre à la dizaine de chasseur de décoller.
Nous n’avons pas encore perdu.
Pas encore.

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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Dim 03 Sep 2006, 19:12

-Rien n’est perdu.
Aelentyr se répétais cela pour lui-même alors que les soldats de la horde avançaient vers lui. Il avait vu un peu auparavant Luckie se faire entraîner en dehors de la salle par tout un bataillon de soldat noir, et le croisement auquel il se trouvait s’était vidé peu à peu, au fur et à mesure que les barbares supérieurs en nombre pour l’instant réduisaient en morceaux sanglants les hommes en noir. Même si cet avantage n’était visiblement que temporaire – à en juger par l’alarme qui avait commencé à retentir il y a quelques secondes – les barbares semblaient bien décidé à tuer tous les opposants, Aelentyr étant pour l’instant le seul qui ait le malheur d’être en face d’eux. La dizaine de soldat restant commença à se déplacer lentement tout autours d’Aelentyr, qui prenait soin de reste à une distance d’environ deux mètres de chaque assaillant, afin que les canons à courte portée ne puissent l’atteindre. Un cercle de combattant se forma autour de lui, et Aelentyr guettait lequel des soldats attaquerait en premier pour l’obliger à entrer dans leur zone de tir.
Un tremblement secoua le vaisseau, qui sembla se mettre en marche, et Aelentyr en profita pour se jeter contre un des soldats surpris, tout en tirant sur celui immédiatement à sa droite, qui s’effondra en gargouillis strident. Aelentyr roula en direction d’une porte pour éviter les tirs de ripostes – prenant soin de ne point se poser sur son côté blessée, qui même s’il était galvanisé par la pulsion du combat, ne cessait de le heurter à chaque mouvement brusque.
Il s’engouffra en courant dans le corridor, qui tourna deux fois avant de descendre dans les profondeurs du vaisseau.

Aelentyr tua deux gardes qui s’avançaient vers lui, et pris l’une des armes à longue portée sur le cadavre de l’un d’eux. Apercevant sur ces traces la dizaine de barbare – qui n’étaient exactement plus que huit – il tira à l’aveuglette un coup derrière lui en courant vers l’avant, et le cri étranglé qu’il entendit lui confirma qu’il avait touché sa cible.
Arrivé à un croisement, il se heurta à deux portes fermées. Il se retourna et évita le tir d’un des barbares qui avait ramassé l’autre arme à longue portée, pris le temps de viser et le tua d’un coup entre les deux épaules. Il courut vers la porte de droite, qui était la seule à pouvoir s’ouvrir.
Encore six.
Il entra dans une salle une grande salle, et avant qu’il n’ait prit le temps de la regarder plus en détail, il sentit qu’un de ses poursuivant était sur le point de le rattraper. Il s’écarta, et un tir le frôla de justesse. Il jeta alors son fusil courte portée sur son agresseur, qui recula et se mit ainsi juste dans la ligne de mire de ses compagnons. Les tirs qui devaient atteindre Aelentyr le prirent dans le dos, et tandis que les barbares jouaient des coudes et des pieds pour écarter le mourant, Aelentyr ferma la porte comme il le pu et pris le temps d’observer la salle d’un coup d’œil :
Elle était de forme sphérique, le sol étant constitué d’une seule longue plateforme qui partait de la porte pour s’arrêter en un demi-cercle au centre de la pièce. Une impasse.
Aelentyr jeta un regard en bas, et le spectacle qu’il vit le dérouta un instant : le fond n’était qu’un tumulte de lumières sombres, qui s’élançaient telles des plantes grimpantes autours de sol en hémisphère. Une brume orangée s’étalait paresseusement autours de ces lumières, parfois traversée par l’image de lignes argentées, dont la pulsation régulière n’était pas sans rappeler quelques souvenirs oubliés à Aelentyr.
Au-delà de la brume étrangement rougeoyante, un pouvait deviner des formes étranges, un peu semblable à l’image d’un ciel d’espace, mais comme déformé par une gigantesque lentille. Le paysage changea rapidement, remplacé par du bleu intense, puis des plaines verdoyantes. Aelentyr se faisait la réflexion qu’il devait y avoir une sorte de vitre là-dessous, quand la porte céda sous les coups répétés des barbares avide de vengeance. Aelentyr se tenait prêt, adossé au mur, et lorsque le premier des soldats entra, il lui décocha un cou qui l’envoya voler à travers la pièce pour s’écraser contre le mur circulaire. Il y glissa un instant, et lorsqu’il atteignit la brume il disparut tout à fait, ne laissant que l’impression fugace d’un bruit de déchirement et de vitres brisés.
Plus que quatre.
Le suivant reçu aussi un coup de fusil, mais le troisième le tenait et s’en servit comme bouclier pour le projeter contre Aelentyr. Celui-ci du faire un écart pour l’éviter, et les trois barbares restants prirent pied sur la plateforme. Alors que des voix stridentes se faisaient entendre au bout du couloir, la brume vira soudainement à l’argenté, et Aelentyr profita de cette distraction pour décocher un coup de fusil à l’assaillant le plus proche, qui s’effondra sans un bruit. Aelentyr se redressa pour faire face aux troupes de la horde.
Plus que deux.
Ceux-ci se concertèrent silencieusement, et donnèrent l’assaut en même temps.
Aelentyr se tourna vers celui de droite, mais le soldat à sa gauche tira en le voyant se déplacer, et Aelentyr endura une nouvelle douleur dans son flanc déjà en piteux état. L’homme de droite arriva alors, et lança son pied qui atteignit Aelentyr dans le milieu du ventre.
Aelentyr saisit le pied au vol, et dans un réflexe irréfléchis, se replia sur lui-même, ce qui eut pour effet de déséquilibrer l’attaquant. Il tomba sur son compagnon, et s’éveillant des tréfonds de la douleur, Aelentyr en profita pour tirer quelques coups désespéré en direction de la porte, de laquelle dépassait les figures hideuses des renforts de la horde venus soutenir leur compagnons.
Entraînés par leur inertie, Aelentyr et les deux autres soldats tombèrent comme un seul bloc du bord de la passerelle, et tandis que le sol fantomatique s’approchait de plus en plus, Aelentyr usa ses dernières forces pour emporter autant de barbares que possible dans la mort.

La chute était interminable.

Soudainement, le sol vint à leur rencontre, et le choc brisa les dernières côtes d’Aelentyr qui étaient encore intactes.
Aelentyr cracha un peu de sang, puis fit l’effort de se retourner sur le dos.
Il aperçut du coin de l’œil les corps des deux soldats qui étaient tombés avec lui, mort désormais, et essaya de se souvenir pourquoi ils avaient été ses ennemis. Sans succès.
Aelentyr eut presque un sourire devant l’absurdité de tout ce combat. L’absurdité qui avait poussé ces hommes – peut-être importe qui ils avaient pu être – à faire la guerre pour amasser plus de gloires, plus d’argents, ou plus de toutes ces choses qui nous servent en fin de compte si peu face à la mort.
L’herbe était fraîche sous sa joue.
Le ciel était bleu, quoique parsemé de-ci de-là de teintes orangées se reflétant sur les nuages : Le crépuscule n’était pas encore achevé, et l’horizon marquait de lueurs rouges la fin d’une belle journée.
Aelentyr sourit pleinement face à la perfection de cette immensité, et là, sous le ciel qui s’étoilait peu à peu, l’homme qui portait le nom d’Aelentyr mourut.

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Luckie
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MessageSujet: Re: Journal de luckie   Dim 03 Sep 2006, 19:25

Luckie fut escorté dans la salle par deux gardes armés, qui le jetèrent désemparé sur le carrelage froid de marbre. Encore un peu étourdis par le coup qu’il avait reçu derrière la tête, il se releva lentement et observa d’un coup s’œil l’ensemble de la salle :
Celle-ci s’organisait en un demi coupole, la porte d’entrée traversant la partie sphérique ; Le mur du fond, en face de Luckie, étant pour l’instant d’un noir d’ébène, mais on pouvait deviner par endroit d’infimes jointures, qui parcouraient l’arrière du mur verticalement. Le sol mobilier dont disposait cette salle était un grand bureau de verre, qui se tenait juste devant le mur du fond, séparé de lui par une chaise du même aspect opalin.

L’homme entra alors, et Luckie ne pu s’empêcher de retenir un souffle.

-Bonjour, mon vieil ami ; Dit Neyrendar.

La ressemblance était frappante, et avant que Luckie n’ait eu le temps de formuler mentalement ses doutes, Neyrendar anticipa sa réaction :

-Je me doute bien que tu ne croiras pas sur simple parole que je suis bien qui je parais être. Et je n’ai malheureusement aucun moyen de te le prouver, si ce n’est en t’assurant de ma bonne volonté. Viens, prend un siège.
Luckie le suivit sans rien dire, tandis qu’il se dirigea d’un pas claudiquant vers la table de verre, appuyant sur quelques boutons transparents sur le bord. Un autre siège de brume sortit du sol, en face du premier, tandis que le mur du fond s’éclaircit au fur et à mesure que le volet qui se trouvait derrière s’ouvrit.
-Accorde moi une seconde avant de répondre à tes questions : il est temps pour nous d’aller soutenir tes amis de la planète Terrora, pour mettre fin à la soif de guerre de la horde.
Il appuya sur quelques endroits précis de la table – qui s’avérait être en fait un écran de contrôle – et un vrombissement ébranla le vaisseau alors qu’il se mettait en route vers Terrora.
Luckie inspira profondément pour se soustraire à l’étrangeté de la scène, et se décida à parler :

-Pourquoi vous faire passer pour Neyrendar ? Pourquoi nous aider ? N’êtes vous pas à l’origine de tous ces massacres ? Pourquoi changer d’avis avant la fin ?
Neyrendar le regarda tristement.
-Je suis bien Neyrendar ; bien que je ne sois pas exactement celui qui tu dois connaître. Tout cela doit te paraître bien étrange, mais essaie juste de garder à l’esprit que les évènements sont la plupart du temps trompeurs : Si nous en sommes là, c’est parce qu’en fait nous n’avons pas réussi à éviter les pillages.
-Je ne comprends pas…
Une lueur rouge apparue au centre de la table, et Neyrendar s’empressa d’appuyer dessus. Percevant le regard interrogatif de Luckie, il répondit à sa question silencieuse :
-Aelentyr vient d’arriver dans la salle de distorsion temporelle. Si mes calculs sont exacts, il doit avoir passé la faille, qui s’est activé juste avant son passage.
Il interrompit Luckie qui s’apprêtait à poser une question, et poursuivit :
-Ne t’en fais pas pour lui, je t’expliquerait tout à ce sujet un peu plus tard, mais pour l’instant nous devons nous concentrer sur autre chose : comme il n’est plus à bords, nous pouvons reprendre de l’altitude et partir à l’assaut des troupes de la horde.
Regarde.
Luckie fit comme on lui indiquait, et vit une multitude de chasseurs sortir des flancs du gigantesque vaisseau.
Ceux-ci fondirent vers une nuée d’homme qui couraient vers les ruines de la ville de Terrora, certains de leur supériorité sur les terroriens désemparés et inférieurs en nombre.
Les tirs rapides des chasseurs mirent fin immédiatement à leurs rêves de victoires et de pillage, et ils s’enfuirent en hurlant vers les contrebas de la plaine.
Depuis la vitre du vaisseau, Luckie pu voir de nombreuses silhouettes se dresser sur les ruines de la ville et crier leur joie d’être toujours vivant. Luckie quitta du regard le champs de bataille désormais vidé de tout combattant, et observa attentivement l’homme qui prétendait être Neyrendar ; Celui-ci regarda pensivement les ruines de la ville, comme semblant se souvenir de quelques temps lointains, puis se tourna lui aussi vers Luckie alors que celui-ci commençait à formuler une question.

-Suis-je votre prisonnier ?
-Non, pas le moins du monde.
-Alors, qu’attendez vous de moi ?
Neyrendar pris le temps de soupirer un instant.
-Sommes nous vraiment obligé de nous vouvoyer ? Pour répondre à ta question, la seule chose que je désire et que tu prenne le temps d’écouter l’histoire que je vais te raconter, et après tu jugeras comme il te semblera bon. Nous avons un peu de temps pour ce long récit, maintenant que Terrora est en sécurité.

Luckie opina, et fit signe qu’il était d’accord pour entendre l’histoire de Neyrendar.
Celui-ci se rapprocha un peu de la fenêtre, et paru songeur un instant.

-Il y a près de vingt ans maintenant, même si les années ne veulent pas dire grand-chose lorsqu’on voyage dans l’espace, j’ai participé à la bataille de Terrora contre un ennemis inconnu qui se faisait appeler « la horde ».
-Mais…, commença Luckie, vite interrompu par Neyrendar.
-L’histoire est un peu longue, et je te demanderais juste de garder tes éventuelles questions pour plus tard, car je suis certain que tout ceci prendra un sens pour toi lorsque j’aurais finis.
Je disais donc qu’il y a près de vingt ans j’ai été chargé d’organiser la défense de la ville de Terrora, et que lors de la bataille que nous avons remportés, ma jambe droite acquis des lésions qui me heurtent toujours maintenant.
Peu après la bataille, Luckie vint me trouver à l’infirmerie, me racontant des histoires délirantes d’Aelentyr qui était partit, de failles temporelles, et de mission qu’il m’incombait de réussir. Il m’emmena dans un véhicule sans trop de précisions, et nous arrivâmes rapidement à un grand vaisseau qui, d’après ce que j’avais entendus dire dans l’infirmerie, nous avait aidé dans la bataille.
Au cœur de ce vaisseau, il y avait une grande salle sphérique, dans laquelle Luckie m’amena ; Tandis que le vaisseau se mettait en route, il me demanda alors si j’acceptais la mission périlleuse de passer cette faille, pour « sauver la destinée Terrorienne, et sans espoir de jamais revenir ». Je réfléchis un instant puis je lui répondis que « toutes mes années d’existences ne se sont consacré qu’à cet unique but ». Il me regarda fièrement et m’assura que tout allait bien ce passer, semblant pour la première fois depuis des années comme emplis d’une confiance nouvelle à mon égard. Sans plus de cérémonie, je sautai dans le vide, pour rencontrer le sol quelques mètres plus bas.
A ma reprise de conscience, j’étais allongé sur un sol rocailleux. J’avançai péniblement vers un groupe de nomades, qui m’expliquèrent qu’ils étaient un peuple guerrier, derniers à être passé par la faille spatial lors du grand exode, et avant que celle-ci ne se referme il y a 1203 ans galactiques.
-Attends un peu, ne pu s’empêcher de s’exclamer Luckie, cela voudrait dire que ou ils se trompaient sur le nombre d’année, ou alors cela te plaçait presque exactement vingt ans avant aujourd’hui, sur une autre planète.
-C’est bien cela ; la faille m’a fait voyagé exactement vingt années Terrorienne en arrière, et j’y ait rencontré les prémices de ce qui allait devenir les troupes de la horde.
Luckie resta bouche bée devant cette affirmation que Neyrendar avait fait calmement, et son silence laissa Neyrendar poursuivre son récit.
-Le fait que j’eus effectué un voyage dans le temps m’est apparu à peu près à cet instant, et plus je côtoyais ces nomades, et plus j’étais conforté dans cette idée. Un an après mon arrivée, je fus autorisé à assister à un rassemblement de tribus. Il y fut décidé de s’unir pour construire un vaisseau et piller l’univers, comme lors des guerres d’antan.
Le vaisseau fut construit, et les pillages commencèrent dans l’univers. Chaque planète de la galaxie possédait son lot de traître, de perfidie, et il fut facile aux troupes de la horde de mettre cela à profit pour négocier des renseignements tactiques contre des objets de valeurs. Sentant que je pouvais exercer une certaine pression morale sur une partie de la population qui s’organisait en peuple de la horde, j’entrepris d’effectuer la mission pour laquelle on m’avait envoyé, et je convertis les plus pacifistes à ma cause de protection de la galaxie. Cependant, le pacifisme de la horde n’avait rien à voir avec le pacifisme Terrorien, et lorsque Terrora fut justement la cible des pillages, je convaincs le conseil des rebelles d’agir pour la protéger. Ils le firent en s’attaquant à la racine : les traîtres qui rendaient possible ces assauts rapide et dévastateurs. Je fus chargé de déposer une bombe dans le palais, ce que je fis non sans regret, mais en sachant que ma propre histoire en dépendait.
Nous ne pouvons rien contre les paradoxes du temps, et même si ma conscience fut mise à mal par cet acte, j’en compris l’utilité par la suite : Terrora connu prêt de 15 ans de tranquillité ; 15 années durant lesquels notre groupuscule s’agrandit, ralliant à sa cause les populations les plus éclairées de la horde. Nous décidâmes de construire le plus grand vaisseau qui ait jamais été vu de mémoire d’homme, ce que nous firent, et lorsqu’il fut achevé, cela marqua une césure profonde au sein du peuple de la horde : d’un côté ceux qui défendaient les connaissances scientifiques des siècles de fuites et de survit dans l’univers, et de l’autre ceux qui défendaient leur connaissance de l’art de la guerre et se nourrissaient par le pillage des connaissances des autres peuples, telle une sangsue accrochée au pouls de l’univers. L’histoire a montré que ce n’était pas les connaissances qui l’emportaient dans ce genre de conflits, mais la force ; Et il en fut ainsi. Les rebelles dont je faisais partie s’exilèrent dans un coin de l’univers, attendant leur vengeance, tandis que le reste de la horde se renforça par une vague de pillage sans précédant.
Un ans après, nous décidâmes de mettre en place un plan pour mettre fin à la suprématie de la horde, et c’est ainsi que d’autres vaisseau furent construits. Ceux-ci étaient presque indestructibles pour les troupes de la horde, mais nous étions peu nombreux. En quatre ans de pillage, un accord tacite s’était crée entre les deux clans de la horde, et nous protégions de notre puissance un nombre faible de planètes, qui se développèrent de manière prospère, d’autant plus que de nombreux autres peuples se joignirent à eux après les pillages.
Mais il y a un ans de cela, la soif de sang et de pouvoir poussa les pillards à s’attaquer à ces planètes prospères, et c’est ainsi que débuta la guerre qui fit se diviser de manière aussi sanglante les clans de la horde. Avec cette bataille qui vient d’être remportée aujourd’hui, nous pouvons être sûr que la horde est trop affaiblis pour pouvoir nous causer du tords avant quelques décennies, et un accord de paix est déjà en train d’être proposé, à l’heure cette boucle du temps semble se boucler.

Luckie inspira profondément, le temps de laisser toutes ces informations se répercuter dans son esprit.
Toutes ces histoires de guerres, de massacres, de pillages, ramenées à la seule tentative d’un groupuscule de ramener un semblant de paix dans l’univers. Encore une fois, Luckie sentit toute l’absurdité de la bêtise humaine, celle qui l’avait poussé à presque s’autodétruire avant le temps du grand exil, et qui avait engendré ces pulsions guerrières de vengeances et de soif de pouvoirs.

-Vient, allons marcher un peu, et tu pourras me poser toutes les questions que tu voudras.
Neyrendar posa une main sur l’épaule de Luckie, pris une canne dans un coin de mur, qu’il lui tendit.
-Lorsque tu « me » verras, donne moi cela ; j’en aurais besoin.
Luckie se leva, et se tourna un peu confus vers Neyrendar : les yeux de celui-ci laissaient transparaître une lassitude et une incompréhension au moins aussi grande que la sienne, à ce détail prêt que lui semblait ne plus vouloir comprendre les ténèbres de ce monde si incohérent ; Il parla d’une voix lente et calme :
-Je tiens à m’excuser pour tout ce que j’ai pu te faire endurer, mon cher ami.
-Que veux tu dire ?
Neyrendar regarda Luckie avant de lui répondre.
-Viens, marchons, et je vais te raconter l’histoire de ta vie.
Il sortit par la porte, et Luckie le suivit, sentant que d’une manière ou d’une autre tout cela prenait fin à l’instant où il en prenait juste conscience.

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